Journal #2

Été 2020

De retour sur la route, j’anticipe la saison d’été en la faisant mienne avant l’heure.
Le besoin de me retrouver face à moi même, de provoquer à nouveau le destin entre chien et loup.
La liberté désamorce l’inutile mais engendre aussi une forme de solitude.

“J’ai suturé des mots à l’oreille,
D’une fille incroyablement belle”
– Lire le texte –


“We get no second chance in this life
So a hot pulse is alright.
So a quick pulse is alright.”
– Lire le texte –

Briser la glace

L’été pointe le bout de son museau, la nature respire un grand coup et flirte au loin avec le piaillement des oiseaux.
Mes potes marmottes dandinent leur petit derrière et par gourmandise ou curiosité se laissent approchées plus que de mesure.
La montagne se dénude gentiment, apparat sexy de granit et calcaire, ainsi que mon torse un peu moins saillant après quelques mois d’hibernation il faut l’avouer.

Je découvre l’œil, d’encre colorés scarifié entre mes deux omoplates, car il faut regarder en arrière afin d’être capable d’avancer à nouveau.
C’est que l’hivers sans avoir été des plus froid qu’on ait connu fut pour sûr glacial par certains aspects.
Déchiré le bail d’un logement sans âme qui avait pour unique but de mettre à l’abris des intempéries, mais aussi pour tenter de construire quelque chose.
J’ai rendu les clefs d’une relation prometteuse ou l’ironie a joué les entremetteuse.

Rien ne sera passé comme prévu, pas si étonnant pour quelqu’un qui tend vers l’imprévu, mais tout de même, cette incompréhension qui nous auras liées puis déchirées laisse un gout de nostalgie.
Points de gagnants ou de perdants dans cette non lutte, un constat dressé sans raison apparente.

Il faut donc faire place à l’ordre naturelle des choses, laisser fondre la glace des émotions, retrouver une place adéquat et toujours, suivre le chemin de l’irraison.