Oh Sweet nuthin'

Oh sweet nuthin'

“Say a word for Jimmy Brown, he ain’t got nothing at all”

Cette tendre ivresse, l’euphorie stone qui nous délivre pour un court instant, prisonnier d’une réalité augmentée, il nous faut nous échapper en périphérie de la cage, un sourire en coin mais quelques tristes pensées quant à l’incessant retour.

La démarche du démuni n’est pas anodine, parfois sous la contrainte certes, mais sans doute aussi un élan dans lequel la vie nous pousse, plutôt que de prendre les faits comme un échec ou fatalité, le regard nouveau et ouvrir le possible pour en tirer des conclusions moins sombres.
Ne conviendra pas à tout le monde de partir, pour un voyage intérieur ou de part le monde, la découverte de soit comme des continents, un terrain de JE à travers les cicatrices qui nous caressent.

Un matin d’hiver j’ai abandonné la raison et le matériel pour traverser de l’autre côté du flatteur miroir de mes jours.

bardenas reales vanlife

Savoir transformer ce bref sourire en une joie immense, pour enfin se jeter dans le vide de cette immonde inconnue, cracher sur l’ombre perfide du média oligarchique, le poids d’une toute puissance qui s’évapore et ignorer la force des masses asservies, un cris de rage retentissant, un orgasme sans mesure, le corps arqué dans l’épilepsie, c’est l’âme libérée de tout poids et de la gravité qui pense… Altère la réalité, sculpte là avec les armes en possession, la tourmente et le feu, l’amour de toucher les choses. L’utopie n’a plus d’importance quand elle devient une raison.

Pénétrer le sexe de l’ancienne déesse, celle qui accepte les égarés et les fous, son ventre est chaud et d’une moiteur parfumée de désire, la brise de son souffle balaye les peurs et les chimères.
Alors tout, absolument tout nous entraînera ainsi vers l’apaisement.
Nu et libre d’esprit, tu pourras enfin laisser derrière toi le poids de la peine et apprendre à perdre, comprendre qu’il n’y a rien à regretter mais s’affranchir des conventions, des limitations dictatoriales. Le soleil et la chaleur qui enfin inonde le visage du nouveau-né.

Je n’ai jamais été aussi en paix que depuis que j’ai embrassé l’abandon, il aura fallu renoncer pleinement, prendre la route de mes héros, celle de Lou et des dérives, celle des écrivains maudits qui au prix de leur vie ont laissé… Une piste, un message, une vérité corrompue aux yeux d’un grand nombre.

bardenas reales vanlife

” And say a word for Joanna Love
She ain’t got nothing at all
Cause everyday she falls in love
And every night she falls when she does “

Quelle épreuve… Quelle somme d’énergie féconde et destructrice déployée pour accomplir le rituel de la vie, certain irons chercher les guides anciens, shaman du peyotl ou moines bouddhistes, un guru déjanté, la parole du diable ou des cachets prescrits par les hommes à blouse blanche.

Prendre la route un matin, laissant derrière… Des vies, des moments, l’âme sœur que l’on n’oublie jamais, se lover dans nos peurs et partir loin, loin pour s’approprier un univers immense et ouvrir la vision de son futur présent.

En ces temps incertains où j’écris ces lignes, ma liberté est détestée, doit être à tout prix contre-carré car intolérable en vue des lépreux, quand sous les draps en lambeaux rampent mes congénères et ruminent la vermine, je monte le son et laisser mon esprit léger parmi les volutes.

Nu, le sexe dressé en étendard, mon bastion de solitude que parfois je partage avec les rebelles des temps modernes, pourchassés mais heureux… Jamais, jamais je n’empiète sur les terres des immondes, mais ceux-là dans leur avarice sans limite, souhaitent conquérir, prendre possession de tout ce que la machine n’ingère pas, non pour en jouir, mais pour meubler une vitrine d’ego et briller de mille feux sur les bûchers de la peur.

J’atteste solennellement ne pas vouloir être sauvé, laissé pour compte, je ne réclame pas le solde, je n’en ai plus besoin.

Young liars
Oh thank you for taking my hands

Well it’s cold and it’s quiet
And cobblestone cold in here
Fucking for fear of not wanting to fear again

Lonely is all we are
Lovely so far
But my heart’s still a marble
In an empty jelly jar “

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