De l'appel et du détachement

De l'appel et du détachement.

Il est des endroits d’illusoires tapis de faux-semblant, des signaux non interceptés venus des cimes, un art de paraitre sans jamais être.
Somme toute respectable, le désir qui ne se réalise point, puis le refus d’accepter et d’assimiler la frustration, un prélude passé d’une histoire oubliée ou de la perversion de l’hégémonie sociale imposée par… Qui ou quoi ?
Entre manque de courage et pressions tendance workaholic pour les plus asservis d’entre nous, un besoin de mesurer son importance sur l’échelle de la compétition des grands de ce monde.

Je me souviens contempler l’océan lors d’une autre vie, le ressac de cette étendue infinie qui devenait mon souffle peu à peu.

Alors certes, de l’affection pour les hipsters parfois me traverse, une tentative louable, mieux que le manque d’acte mais pas toujours très honnête dans le fond.
Dans quelle mesure et pour combien de temps avons-nous besoin de parader pour gagner en notoriété ?
Ne sachant pas vraiment d’où nous venons, je laisse planer le doute sur notre destination, ne faut-il pas un début pour tendre vers une fin ?
Mal à la tête, maux inutiles, mots futiles, un Temesta svp pour enrayer un instant la mécanique du monstre.
Parfois je l’entends rugir, une ombre éparse suivant mes pas à la trace.
Parfois il me faut le fuir, ayant déposé les armes il ne me reste que mes jambes pour contourner la bête.

Je me souviens de cette autre vie, du vent nocturne porteur de la chaleur du Sud, ici le ciel s’ouvre et les étoiles scintillent, comme des signaux en syncope d’un langage oublié.

Où sont les héros d’antan, les magnifiques loosers aux visages cabossés, ceux que la rage de vivre a éreinté… Dans la nostalgie règne une poésie immense, immense.

Une entrevue avec le mythe de liberté.

montagne sur cou de nuit
montagne sur cou de nuit

Le conflit est devenu une finalité faute de possibilité, sans jugement aucun, je le vois muer en vérité.
Alors le détachement devient nécessaire, à ne pas confondre avec l’arrogance de croire trouver une réponse que les autres n’ont pas, notre potentiel est unique et infini, notre temps imparti, et son usage bien moindre.
Choisir d’être le maître d’œuvre sans doute.

Une fois que l’appel a surgi plus rien ne sera comme avant,  il nous faudra tout faire pour y répondre sous peine d’être emporté par le vent.

Je me souviens semble-t-il, d’une vie, où le désert était rempli de murmures fantastiques, et les montagnes une invitation à l’aventure.

De l’appel en découle le détachement, ne plus vouloir faire partie des événements, ne signifie pas renoncer à être en vie, savoir emprunter un rôle de temps en temps, après tout nous sommes bien les acteurs de cette petite comédie.

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