Journal #1

Hivers & printemps 2020

Pour un temps devenu sédentaire avant de reprendre la route,
j’attends que la douceur du printemps et le chant des oiseaux
me redonnent des ailes pour voguer vers d’autres horizons.

Il est des endroits d’illusoires tapis de faux-semblant, des signaux non interceptés venus des cimes …
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“Say a word for Jimmy Brown, he ain’t got nothing at all” …
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“Moi j’clapse la wax mec.”
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On March 30th 198five, the world witnessed…
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Les cimes du silence

Pourtant pas féru de neige, dans un village rempli de légendes, j’approche quelques sommets glacés et parois ou retentit encore parfois les coups de piolets d’alpinistes disparus.
Je retrouve aussi toute la contradiction de notre époque, la nature détruite petit à petit, station devenue trendy, je rêve de mettre un grand coup de pince monseigneur dans les câbles qui bariolent le flanc des roches.

Une mer de glace qui recule comme pour s’éloigner définitivement du règne humain, sans doute lassée que l’on bombarde ses contours afin de permettre aux touristes d’abuser de son sang.
La lenteur figée de la nature à courbée l’échine pour laisser place aux sensations fortes des spatuleurs fartés, la vitesse et la non contemplation en maître mot.

Le silence est revenu pour un temps, troublé, maladie de l’arrêté préfectoral, les randonneurs et montagnards sont maintenant ennemis de la nation… Who cares…

Pour un temps devenu sédentaire avant de reprendre la route, j’attends que la douceur du printemps et le chant des oiseaux, me redonnent des ailes pour voguer vers d’autres horizons.