Montagne de Sous Dine

Montagne de Sous Dine

Fin de L'hiver 2019 - Massif des Bornes

Départ Parking du Chesnet
– Altitude de départ 1150m, arrivée 2005m
– Dénivelé cumulé total : 1100m
– Distance : 12km aller et retour
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Sous-Dine la belle, un terrain de jeu qui s’ouvre sur le plateau des Glières ainsi que la pointe de Sur Cou et bien plus encore. Endroit bien connu des parapentistes randonneurs, cette barre rocheuse offre toute l’année une superbe vue dont je ne me lasse jamais.
C’est un peu ici, quelques années auparavant, que je fais de belles rencontres et mets un pied dans ce que sera mon futur élan vers la montagne.
Après tout, il n’y a pas d’âge pour embrasser une vocation et faire preuve de curiosité.

Ceci étant dit, je pars sans mon fidèle destrier canin pour une fois, souhaitant emprunter un itinéraire plus physique que je vais vous décrire.

J’effectue cette Randonnée en saison printanière, je conseille vivement une paire de bâton et des petits crampons pour attaquer le flanc sud.

Le départ depuis le parking du Chesnet ( 46.021708, 6.323429 ) fait sens en effectuant cet itinéraire par L’Ouest, souvent bondé pendant les beaux jours, il est possible de commencer depuis le plus grand parking Montisel devant la base de loisir d’Orange si vous ne trouvez pas de place.

Le début du chemin rural de Mont Piton est aisé, je choisis de rallonger un peu en empruntant la sente des Communaux. Il est possible de prendre main droite au départ afin de raccourcir le dénivelé total direction Le Tremble, mais étant parti sans eau je me dirige vers le ruisseau du Flan ou une de ses ramifications pour y remplir ma gourde. Ceci étant fait on continu main droite au gué direction les Bouverets où l’on traverse le ruisseau du Pouarch. La forêt est dense et calme, le chant des oiseaux omniprésent, on trottine allègrement l’esprit léger.

Apres un dénivelé négatif d’environ 150m nous arrivons à un autre ruisseau (Charbonnieres) où il faudra prendre main gauche directement en son sein sur quelques mètres pour retrouver une petite sente. A partir de là les traces ne sont pas toujours évidentes, mais allant toutes plus ou moins dans la même direction, il suffira de prendre un cap sud-ouest direction le bois de Sales. Le point de repère étant le large chemin situé à 1412m sur la carte IGN, depuis là nous montons direction la paroi de Sous-Dine en restant en bordure un petit moment.

montagne Sous Dine

Arrivé autour des 1550m les choses sérieuses commencent, nous allons emprunter le passage du Monthieu, qui si en conditions estivales ne pose pas grand problème, peut être bien casse gueule quand la neige et la glace s’y sont installées.
Attention, crampons, bâtons, voire un piolet, obligatoires pour assurer une bonne sécurité.

Dré dans le pentu comme on dit par ici ! Nous nous frayons un passage dans la barre rocheuse pour finalement sortir par un couloir où nous apercevons une herse et un panneau rappelant que l’endroit est le petit fief du Tétras Lyre. Respectons donc un peu cette poule malhabile qui à tout le mal du monde à battre de l’aile et très peu encline à être dérangée.

Nous voilà finalement au-dessus de la falaise, patience, la vue va se dégager progressivement au fur et mesure de la montée. Il nous faut longer la crête de moins en moins dense pour déboucher enfin sur un magnifique panorama à 360° vers 1950m à la croix de Sous-Dine.

Le splendide plateau des Glières alors s’offre à nous. Par temps dégagé nous apercevons le massif du Mont Blanc, de nombreux cols et la pointe de Sur Cou souvent lovée dans un stratus propre à cet endroit qui viendra à se désagréger en général vers la fin de matinée.

Les Chamois se prélassent. La douce caresse de la brise et le silence reposant, l’endroit parfait pour casser une graine ainsi que se détendre les jambes.

Nous suivons l’arête pour continuer notre boucle et rejoindre le col du Câble. Chemin faisant vous devriez passer prêt du puits des glaçons, il semblerait que l’endroit propose quelques trouées pour les spéléologues. Ceci n’étant pas mon intérêt du jour je ne m’attarderai pas sur cet aspect, mais la curiosité me poussera sous peu à y descendre en rappel pour voir ce qu’il en retourne (le puits est peu profond, environ 100m).

Arrivé ici pour rejoindre le col du Câble il faut emprunter un chemin avec quelques passages sécurisés, et surtout ne pas forcer le long de l’arête ! Ne pas prendre main gauche en direction du Pas de la Truie. La sente est dangereuse et s’engouffre dans la barre rocheuse abrupte. Descendre vers le col de l’Ebat, bien visible grâce à une petite ruine.

Il vous faudra remonter un peu pour accéder au Col du Câble visible par une clôture.
De là, bien faire attention, passage très délicat si la neige est installée, puis vous arriverez au câble (sinon ça ne s’appellerai pas Col du Câble !)
Un peu aérien, si vous ne le sentez pas n’y allez pas ! En effet sans baudrier ni sécurité la chute ne pardonnera pas ! Rien d’infranchissable mais je ne souhaite pas conseiller ce col si vous n’êtes pas familier avec ce style de terrain !

montagne Sous Dine

Itinéraire bis, vous pouvez contourner la Roche Parnal et passer par le Col du Freu. Attention ça reste bien raide, mais en s’aidant des mains ceci est quand même bien moins risqué !

Une fois le câble passé, nous apercevons le Chalet de Balme et nous nous dirigeons vers celui-ci, la descente est encore abrupte au début puis s’amenuise.
Si le chalet est ouvert je vous conseils les beignets ! Vous aurez peut-être aussi l’occasion d’apercevoir quelques parapentistes ou le couple d’aigle qui nichait dans la roche des Tampes à l’Est de la Roche Parnal (y sont-ils toujours ?).

Les difficultés passées, nous prenons le large chemin depuis le chalet pour rejoindre notre sente de départ un peu plus bas.

Une rando qui peut être longue et difficile pour les novices. Ne m’adressant pas spécialement aux traillers de l’extrême je préfère mettre en garde, le but étant de se faire plaisir dans l’effort et de ne pas rentrer avec le PGHM !
Alors si pour moi cette itinéraire est de difficulté moyenne, il peut vraiment poser problème surtout en fin d’hiver. Il faut savoir rester humble face à la montagne et ses cicatrices.

La plateau des Glières est un spectacle toujours magnifique et merveilleux, afin de sauvegarder ces espaces le plus longtemps possible, merci de garder vos déchets dans votre sac et de prévoir un petit cendrier de poche pour les intoxiqués comme moi 😊

Enjoy Wild life !

Galerie

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