La tête des Prapators

Tête des Prapators

Le 07.01.2020 - Massif du Mont Blanc

Depuis les Tines, sentier à bout touchant de l’arrêt de Bus « les Tines »
– Altitude de départ 1095m, arrivée 1850m
– Dénivelé total : 1000m
– Distance : 9km aller et retour
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Début de la rando avec ma canine compagne Lhotse qui part au taquet comme d’hab ! Ready, steady, go !
Nous partons donc sur le bien nommé “Chemin de la pierre numéro 2” (mais où est donc la pierre numéro 1 ?), en effet nous arrivons au bout de quelques minutes sur un immense bloc d’escalade. Le roc est imposant, fut un temps équipé mais pour une raison inconnue a été rendu obsolète (info sur le topo “Les blocs de la région de Chamonix”), quelques traces d’anciens goujons… Triste sort pour ce joli caillou qui pourtant doit être bien fun ! Y remettre quelques plaquettes serait judicieux afin de se risquer dessus sans se péter les jambes.
C’est bien gelé, un peu malcommode, bâtons obligé voire mini crampons d’appoint dans ses conditions, trop tôt pour sortir les raquettes il y a encore de la route avant cela.
On suit le chemin sans ce poser de question, mon itinéraire passe proche des sources de l’Arveyron, il est possible de couper plus court à gauche quand on croise  les indications ” les sources de l’Arveyron “.
Chemin aisé, nous arrivons au bout d’une vingtaine de minutes à l’embranchement ou l’on prend main gauche en direction du Chapeau. Si le temps est clément à 300 mètres vous pouvez aller voir les sources même si le panorama n’a rien d’extraordinaire à mon avis.

Ça grimpe toujours très tranquille, on suit constamment les panneaux indiquant le Chapeau, passage faisant on croise les dalles de l’Arveyron, petit secteur d’escalade délaissé mais incroyablement sec en cette saison de neige. Perso j’aime bien y passer quelques heures, avec une jolie vue à la clef, difficulté du 5c au 7a en 2 longueurs.

Au bout d’une petite heure nous arrivons au Chapeau et son refuge malheureusement rarement ouvert et doté d’une petite terrasse bien exposée pour prendre le soleil. A noter que là aussi se trouve un site de grimpe, jamais posé un chausson dessus mais il faudra attendre les beaux jours pour y laisser un peu de gomme.
A cinq minutes du refuge, vous pouvez jeter un œil sur ce qu’il reste du commencement de la mer de glace. Nous sommes ici à 1550m, de ce qui devait être un froid glaçon ne persiste qu’une ancienne moraine et le début du front du glacier au loin.
De là, nous partons pour plus sérieux en direction de la tête des Prapators, alors si au début la trace est assez évidente avec deux jolis passages sous la paroi rocheuse, autant vous dire que l’inexistante sente sous la neige après l’échelle et le câble c’est vraiment la loose ! Raquettes aux pieds, chienne à la truffe alerte, non y’a rien à faire je tourne vingt minutes avec ma boussole dans une pente à 50° ou t’as vraiment, vraiment pas envie de t’en coller une pour finir 300m plus bas.
Je déconseille fortement en hiver aux personnes non familières avec ce genre de pente !
Je décide de prendre un cap à la boussole pour trouver cette m…  d’hypothétique sente, en mode escalade entre arbres et rochers,  même la chienne me regarde d’un air paniqué “non mais tu fous quoi ?”, me fait elle comprendre d’un œil mauvais.
Ok, ok fidèle destrier, un p’tit coup de saucissonnage avec la laisse et c’est parti en mode tracteur.
Vous pouvez voir que je tournicote bien sur le tracé vers 1800m
Bon j’avoue j’ai raté la sente à un moment, mais sans traces franchement c’est pas évident, ce n’est pas pour rien que le panneau indique “sentier escarpé” !

Arrivé en haut de la bute heureusement pas bien haute, plus simple pour se repérer et nous retrouvons le calme podologique.
Lhotse halète, s’assoit, se renifle trou le balle et me fait comprendre que l’on peut continuer avec joie et connivence cette hiking party !

En avant toute, nous apercevons le panneau tant désiré, “Tête des Prapators”, youhouuu !
Mais alors on déchante un peu,  la vue on oublie, rien à mirer dans la forêt, ça caille, pas de soleil ni l’ombre d’un chamois à l’horizon.
On attaque la rentrée par la boucle en direction du torrent de la Pendant. Là encore pas de traces, boussole pratique pour se repérer, pour finir par tomber sur un large chemin. A partir d’ici on suit toujours la direction des Tines, bien indiquée, pour reprendre à la toute fin le chemin du départ.

Voila, une rando chouette pour l’effort mais pas formidable de par la beauté, une boucle de 9km réalisée en un peu moins de 4h à allure modérée, 1250 de dénivelé positif cumulé en tournant un peu et allant au point de vue de la mer de glace, altitude max 1850.
Pas grand intérêt à mon avis en hiver si ce n’est d’aller au chapeau pour profiter du panorama. Bien plus ludique en été !

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Galerie

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